Pour savoir si un site est fiable vous devez vérifier ses mentions légales, examiner son URL et passer son adresse dans un outil de contrôle en ligne. Pour un site marchand, des prix trop bas doivent aussi alerter immédiatement.
Si n’importe laquelle de ces étapes de vérification révèle un problème ou vous fait douter, ne saisissez aucune donnée personnelle, n’entrez pas votre numéro de carte et quittez le site.
C’est un réflexe à avoir, utile et salvateur. Une fausse boutique en ligne, un site qui imite celui de votre banque, une page d’abonnement quelconque qui cherche à récupérer vos données personnelles : ce sont des risques aujourd’hui plus courants que jamais.
Et pourtant, cinq petites minutes suffisent pour vérifier qu’un site internet est sûr avant d’y faire vos achats. Voici les 10 vérifications à faire, dans l’ordre, avec des explications claires pour chaque étape.
Pourquoi vérifier la fiabilité d'un site avant d'acheter
Sur internet, les sites malveillants ou dangereux apparaissent et se multiplient comme des champignons en automne. En effet, en 2025, Cybermalveillance.gouv.fr a assisté plus de 504 000 victimes de sites, soit 20 % de plus qu’en 2024, et les escroqueries commerciales en ligne ont progressé de 170 %.
Le risque ne se limite d’ailleurs pas aux boutiques en ligne. Un site dangereux, cela peut aussi être un site qui imite votre banque, un service de livraison ou une administration pour récupérer vos identifiants.
D’autres sites, enfin, cherchent à vous faire installer un logiciel malveillant : fausse mise à jour, bouton de téléchargement trompeur ou publicité piégée. On les croise surtout sur les plateformes de téléchargement non officielles.
Les vérifications qui suivent valent pour tous ces sites, même si certaines, comme les CGV ou le paiement, concernent surtout les sites marchands.
Ce que vous risquez sur un site frauduleux
Payer sur un site frauduleux peut vous exposer à plusieurs problèmes, parfois cumulés :
- Une commande payée qui n’arrive bien sûr jamais et qui ne sera jamais remboursée ;
- Une contrefaçon ou un produit sans rapport avec la fiche produit ;
- Vos données bancaires réutilisées par les fraudeurs pour d’autres achats ;
- Vos identifiants et vos données personnelles exploités pour de futures attaques de phishing ;
- Un logiciel malveillant installé sur votre appareil par un simple téléchargement.
Récupérer votre argent demande ensuite souvent beaucoup de temps et des démarches. Sans parfois pouvoir aboutir. Quelques minutes de vérification avant d’interagir avec le site restent la protection la plus simple.
Comment savoir si un site est fiable : la checklist rapide
Vous voulez savoir si un site est fiable ou pas ? Un site sérieux devrait passer les 10 contrôles ci-dessous sans difficulté. Si une de ces vérifications échoue, vous devez renoncer à votre achat et quitter le site.
1. Vérifier l'URL et repérer le typosquatting
Pour vérifier un site internet, commencez par vérifier les infos que vous donne la barre d’adresse : c’est le contrôle le plus rapide et le plus simple.
Les URL qui imitent une marque connue
Le typosquatting est une technique de fraude qui consiste à enregistrer un nom de domaine très proche de celui d’une marque connue pour tromper les visiteurs pressés avec une URL très similaire.
Imaginons que vous vouliez commander en ligne chez maisondupont.fr. Un pirate peut jouer sur :
- Une lettre inversée ou remplacée, comme maisondupomt.fr ou miasondupont.fr ;
- Un caractère ou mot ajouté, comme par exemple maison-dupont-soldes.fr ;
- Une extension différente, comme maisondupont.shop ou maisondupont.web.me
Lisez toujours attentivement le nom qui est placé juste avant l’extension (.fr, .com). Certains experts vous mettront en garde contre les sites qui commencent par www2 ou boutique. Pris individuellement, ces indices n’indiquent ni un vrai ni un faux site. D’ailleurs, même l’Assemblée Nationale française utilise des sites miroirs en www2 pour répartir la charge sur leurs serveurs.
Méfiez-vous par contre des liens reçus par message. Beaucoup d’arnaques par SMS renvoient vers des adresses fallacieuses. Si vous avez un doute, n’utilisez pas le lien qui se trouve dans le SMS reçu. Rendez-vous directement sur le site en tapant vous-même l’adresse officielle de la marque dans votre navigateur.
En bref : si l’adresse ne correspond pas exactement à celle de la marque, quittez le site.
2. Contrôler le HTTPS et connaître ses limites
Le protocole HTTPS est indispensable à tout site internet qui se respecte. Mais, inversement, il ne dit rien de l’honnêteté du propriétaire du site que vous visitez.
Pourquoi le HTTPS ne prouve pas qu'un site est fiable
Le protocole HTTPS chiffre la connexion entre votre navigateur et le site que vous visitez. Il empêche donc un tiers de lire vos données en chemin, rien de plus. Et malheureusement, un escroc peut tout à fait obtenir un certificat HTTPS gratuitement, en quelques minutes.
Et les chiffres le confirment : début 2021 déjà, 83 % des sites de phishing utilisaient le chiffrement SSL, selon PhishLabs. C’est pourquoi nous avons créé un guide complet, à lire si vous voulez savoir ce qu’est le phishing.
Lire le détail du certificat depuis le cadenas
Le certificat SSL d’un site qui utilise le chiffrement HTTPS peut vous donner quelques indications. Cliquez sur l’icône qui est située à gauche de l’adresse, c’est souvent un cadenas, mais pas toujours. Chrome, par exemple, l’a remplacé par une icône de réglage à l’intérieur de laquelle on trouve le fameux cadenas.
Une fois que vous avez cliqué dessus, le navigateur affiche alors :
- Le nom de domaine couvert par le certificat ;
- L’autorité qui l’a émis (Let’s Encrypt, Sectigo, DigiCert) ;
- La durée de validité du certificat.
Le nom de domaine doit bien entendu être celui du site que vous pensez visiter.
À l’inverse, Chrome signale les sites sans HTTPS comme « Non sécurisé ». À partir de sa version 154, prévue en octobre 2026, il demande une confirmation avant d’ouvrir un site public sans HTTPS.
En bref : sans HTTPS sur la page de paiement, quittez le site. Avec HTTPS, poursuivez tout de même vos vérifications.
3. Lire les mentions légales, les CGV et les coordonnées
En France, tout site professionnel doit afficher ses mentions légales, en général en pied de page.
Ce que les mentions légales doivent contenir
D’après Service-public, vous devez y trouver :
- Le nom de l’entreprise ou de l’entrepreneur ;
- L’adresse du siège ;
- Une adresse e-mail et un numéro de téléphone ;
- Le numéro d’immatriculation au RCS, qui contient le SIREN ;
- Le numéro de TVA ;
- Le nom et les coordonnées de l’hébergeur.
Une société indique aussi sa forme juridique et son capital social. Vous pouvez tester les coordonnées : un e-mail qui renvoie en erreur ou un numéro non attribué en disent long sur le site.
Ce qu'il faut lire dans les conditions générales de vente
Les CGV sont obligatoires pour vendre à des particuliers en France. Cherchez-y quatre informations :
- Le prix total, frais de livraison compris ;
- Les délais de livraison ;
- Le droit de rétractation et les modalités de retour ;
- Les conditions de remboursement et de garantie.
Vérifiez enfin que le même nom d’entreprise figure dans les mentions légales, les CGV et la page de paiement. Ici, un texte vague ou mal traduit doit vous mettre la puce à l’oreille.
En bref : s’il n’y a ni mentions légales ni CGV, ou qu’elles ont l’air louche, quittez le site.
4. Vérifier l'existence légale de l'entreprise
Une fois que vous avez trouvé les coordonnées de l’entreprise dans les mentions légales, il faut encore prendre le temps de les vérifier.
Vérifier un SIREN sur l'Annuaire des Entreprises
Copiez le SIREN (neuf chiffres) ou le SIRET (14 chiffres), puis collez-le sur annuaire-entreprises.data.gouv.fr, le service gratuit de vérification des entreprises proposé par l’État français. Comparez ensuite la fiche obtenue avec les infos du site :
- La dénomination et l’adresse du siège ;
- L’activité déclarée ;
- La date de création ;
- L’état de l’entreprise, en activité ou cessée.
Les signaux d'alerte dans la fiche de l'entreprise
Pris isolément, aucun des indices ci-dessous n’est une preuve de malveillance. Réunis, ils doivent vous arrêter :
- Une société créée il y a moins de six mois, alors que le site se dit établi de longue date ;
- Une procédure de liquidation en cours ;
- Une activité déclarée sans rapport avec les produits vendus ;
- Un capital social de 1 € associé à une adresse de domiciliation anonyme.
Le site est étranger ? Il n’aura pas de SIREN. Cherchez alors son numéro de TVA et son registre national, et redoublez de prudence s’il est basé hors de l’Union européenne.
En bref : Vérifiez le SIREN ou le SIRET, si le numéro est introuvable ou appartient à une autre société, quittez le site.
5. Vérifier l'âge du nom de domaine avec un WHOIS
Une recherche WHOIS indique depuis quand un nom de domaine est enregistré. Saisissez l’adresse du site que vous vérifiez sur who.is ou whois.com et repérez la date de création.
Comparez-la à ce qui est annoncé sur le site. Un domaine créé il y a trois mois pour une marque qui se présente comme « experte depuis 1998 » est un signal d’alerte sérieux.
Durant une recherche WHOIS, l’identité du propriétaire apparaît souvent masquée, avec une mention du type « Privacy Protected ». Ce n’est pas un signal négatif en soi : de nombreux domaines légitimes activent cette protection de leur identité par défaut. Pour les sites en .fr, par exemple, l’Afnic (Association française pour le nommage Internet en coopération) masque le nom des particuliers et ne publie que celui des sociétés.
En revanche, si un nom d’entreprise s’affiche, vérifiez donc qu’il correspond à celui des mentions légales du site.
En bref : si le domaine est très récent alors que la marque se dit ancienne, ou que le propriétaire ne correspond pas, quittez le site.
6. Croiser les avis externes et repérer les faux avis
Les avis affichés par un site internet sur la qualité de ses services ne prouvent rien : le vendeur choisit ce qu’il montre. Souvent même, il peut simplement inventer des avis bidons.
Cherchez plutôt le nom du site suivi des mots « avis », « arnaque » ou « plaintes » dans un moteur de recherche. Vous ferez remonter ainsi les signalements de commandes jamais reçues, d’arnaque de service client déficient, etc. Croisez aussi les avis laissés sur plusieurs plateformes d’avis et forums : c’est toujours plus fiable qu’une source unique.
Gardez un esprit critique quand vous consultez des avis en ligne. Les faux avis sont une discipline olympique du marketing digital de nos jours. Dans son Trust Report de mai 2025, Trustpilot indique avoir supprimé 4,5 millions de faux avis en 2024, soit 7,4 % des avis déposés. 90 % de ces faux avis ayant été détectés et supprimés automatiquement par leur IA.
En général, quatre indices peuvent trahir de faux avis :
- Des grappes d’avis 5 étoiles publiés en peu de temps (24 à 48 heures) ;
- Des formulations identiques d’un avis à l’autre ;
- Des profils qui n’ont laissé qu’un seul avis ;
- Des comptes créés très récemment.
En bref : s’il n’y a pas d’avis ou qu’ils ne sont pas largement positifs dans leur ensemble, quittez le site.
7. Examiner les prix, les visuels et les badges
Même avec l’IA et les correcteurs d’orthographe, les syntaxes bancales, les fautes grossières et les traductions automatiques restent un indice. Mais bien sûr, les créateurs de sites assistés par IA produisent désormais en quelques heures une boutique en ligne crédible, pages légales comprises.
Un site sans faute de grammaire ou d’orthographe n’est donc pas forcément un site fiable. Il faudra plutôt regarder la cohérence d’ensemble.
Les prix trop bas
Une remise de 90 % sur un produit qui vient de sortir et que tout le monde veut, un compte à rebours, un stock « pratiquement épuisé » : ces procédés sont là pour vous pousser à payer dans l’urgence, presque sans réfléchir.
Comparez les prix proposés avec ceux de deux ou trois autres vendeurs connus. Le ministère de l’Économie recommande d’ailleurs lui aussi la plus grande vigilance face aux offres trop alléchantes.
Les photos reprises ailleurs
Faites un clic droit sur deux ou trois photos de produits et lancez une recherche image avec Google Lens.
Généralement, trouver la même photo ailleurs n’a rien d’anormal : les revendeurs officiels reprennent souvent les visuels du fabricant. Regardez plutôt où elle apparaît et à quel prix le produit est proposé. La photo vient du site d’une marque connue, mais la boutique vend le produit 70 % moins cher ? Elle figure sur un site à un prix dérisoire ? Dans les deux cas, méfiez-vous.
Les faux badges « de confiance »
Un badge de paiement sécurisé ou de label qualité peut n’être rien d’autre qu’une simple image copiée. Alors cliquez dessus : un vrai badge doit renvoyer vers la page de vérification de l’organisme qui l’a délivré.
En bref : si le prix est irréaliste, que les images vous mettent le doute ou si les badges ne mènent nulle part, quittez le site.
8. Utiliser un site pour vérifier si un site est fiable
Il y a plusieurs outils en ligne gratuits qui peuvent analyser l’adresse et parfois le contenu d’un site à votre place. Ils vous feront gagner du temps, à condition de savoir ce qu’ils vérifient vraiment.
Les outils gratuits disponibles
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Site
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Ce qu’il analyse
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À savoir
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Âge du domaine, HTTPS, identité du propriétaire, signalements d’utilisateurs
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Donne un score de confiance calculé par un algorithme
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Fiabilité des sites e-commerce, à partir de critères recueillis sur le web
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Version gratuite, options payantes
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Présence du site parmi les pages dangereuses connues de Google
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Ne juge pas le sérieux commercial
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Adresse soumise à des dizaines de moteurs de détection
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Cible le code malveillant et le phishing
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Collez l’adresse URL complète sur le site de vérification, puis lisez le détail du rapport, ne vous en tenez pas seulement à la note de confiance, afin de mieux comprendre de quoi il retourne.
Les protections intégrées à votre navigateur
Les navigateurs Chrome, Firefox, Safari et Edge bloquent déjà les pages signalées comme dangereuses et affichent un avertissement en pleine page. Ne l’ignorez pas et gardez votre navigateur à jour, les mises à jour de sécurité peuvent vous sauver la mise.
Des protections automatiques plus larges existent aussi, comme la protection contre les fraudes de Surfshark, on en parle un peu plus bas.
Pourquoi ces outils ne suffisent pas seuls
Ces services comparent surtout une adresse URL à des menaces déjà connues. Une fausse boutique qui vient d’être mise en ligne la veille et sur laquelle vous venez de tomber n’y figure pas encore. À l’inverse, un site récent mais honnête peut obtenir une note seulement moyenne. Utilisez-les donc en complément de vos vérifications manuelles.
En bref : si un site de vérification signale le site comme dangereux, quittez-le.
9. Contrôler le moyen de paiement avant de valider
Le mode de paiement que vous utilisez en ligne détermine vos possibilités de recours si la commande tourne mal.
La validation par votre banque (3D Secure)
Avec 3D Secure, votre banque vous demande de confirmer l’achat, le plus souvent dans son application. C’est une protection utile, mais son absence ne prouve pas une fraude : les petits montants ou les paiements jugés peu risqués sont parfois dispensés de vérification 3D Secure par la banque elle-même.
Privilégiez la carte bancaire, qui ouvre généralement le plus de recours en cas de litige. Si votre banque en propose une, utilisez une carte virtuelle à usage unique.
Les moyens de paiement à éviter
Certains sites marchands malveillants ne vous laissent pas utiliser de carte bancaire et vous redirigent plutôt vers :
- Un virement bancaire direct ;
- Un paiement en cryptomonnaie ;
- Un transfert d’argent vers un compte à l’étranger ;
- Des cartes cadeaux ou des coupons prépayés.
Ces moyens de paiement ne permettent généralement aucun recours en cas de litige. Soyez particulièrement attentif si le site affiche des logos de cartes, puis ne propose plus que le virement au moment de payer.
En bref : si le site n’offre pas de paiement sécurisé ou impose un virement ou une cryptomonnaie, quittez-le.
10. Se protéger en amont avec Surfshark
Les neuf méthodes de vérifications précédentes sont efficaces pour repérer les sites dangereux, à condition de penser à les faire à chaque fois. Or un lien frauduleux peut arriver par SMS ou par e-mail à un moment où vous êtes justement pressé d’acheter. Ça arrive même aux meilleurs.
La protection contre les fraudes de Surfshark ajoute une couche de protection automatique, active sur plusieurs canaux :
- Les SMS, avec la détection des messages frauduleux et des liens malveillants ;
- Les e-mails, avec le détecteur d’e-mails frauduleux, qui analyse les messages suspects sur Gmail ;
- Les sites web, avec le blocage des sites dangereux connus, pages de phishing comprises, avant même qu’ils ne s’affichent sur votre écran.
Concrètement, la protection contre les fraudes de Surfshark répond pour vous à la question « ce site est-il sûr ? » dès qu’une adresse figure parmi les menaces identifiées. Vous n’avez rien à lancer : la protection agit à chaque visite, y compris les jours où vous n’avez pas cinq minutes devant vous.
Mais attention : aucun logiciel ne bloque toutes les menaces, et une boutique en ligne frauduleuse récente peut ne pas encore être répertoriée. Je vous conseille donc de combiner : votre bon sens, la protection automatique au quotidien, et la checklist ci-dessus pour tout site qui demande vos données personnelles ou sur lequel vous prévoyez d’effectuer un paiement.
À noter, les fonctionnalités de protection de Surfshark ci-dessus sont incluses dans les offres Surfshark One et Surfshark One+.
Comment quitter un site dangereux en toute sécurité
Si vous avez un sérieux doute sur le site que vous visitez, ne cliquez sur rien – aucun bouton, aucun lien, aucune image – et n’entrez aucune information. Ensuite :
- Fermez l’onglet du site sur votre navigateur.
- Si la page vous en empêche, forcez la fermeture du navigateur. Sous Windows, appuyez sur Ctrl + Maj + Échap, sélectionnez le navigateur, puis cliquez sur Fin de tâche. Sur Mac, appuyez sur Cmd + Option + Échap, puis sur Forcer à quitter.
- À la réouverture, refusez la restauration automatique des onglets de la précédente session.
- Videz le cache et les cookies du navigateur.
Comment signaler un site frauduleux en France
L’entraide et le partage ont permis d’élever l’humanité des jungles africaines à la Lune. C’est pourquoi prendre le temps de signaler un site malveillant est important : ça ne prend que quelques minutes et ça protège les prochains acheteurs.
Pour participer à la lutte contre le crime, trois services publics sont utiles :
- SignalConso, le service de la DGCCRF, pour signaler un problème avec un vendeur en ligne ;
- THESEE, accessible depuis service-public.gouv.fr, pour signaler une escroquerie en ligne, y compris de façon anonyme ;
- 17Cyber, le service de la Police nationale, de la Gendarmerie nationale et de Cybermalveillance.gouv.fr, pour obtenir un diagnostic et être orienté vers le bon interlocuteur.
Faites attention avant de fermer la page du site internet, conservez des preuves : captures d’écran, adresse exacte du site, e-mails de confirmation et références de paiement.
Notez par contre qu’un signalement n’entraîne pas de remboursement. Pour récupérer votre argent, vous devrez suivre les démarches ci-dessous.
Que faire si vous avez déjà payé sur un site frauduleux
Ici, chaque minute compte, alors agissez vite. La démarche à suivre dépend de votre situation.
Votre carte a été utilisée sans votre accord
- Faites opposition immédiatement auprès de votre banque.
- Contestez les opérations. Vous disposez de 13 mois après le débit, et la banque doit vous rembourser, sauf négligence grave ou fraude de votre part.
- Signalez l’utilisation frauduleuse de votre carte sur Perceval, la plateforme officielle dédiée aux fraudes à la carte bancaire, accessible depuis service-public.gouv.fr.
- Portez plainte : que ce soit en ligne ou au commissariat, c’est fortement conseillé.
Découvrez aussi plus en détail dans quels cas les banques remboursent l’argent perdu en cas d’arnaque.
Vous avez payé, mais la commande n'arrive pas
Écrivez d’abord au vendeur, puis demandez à votre banque une rétrofacturation, aussi appelée chargeback. Ce n’est pas un droit prévu par la loi, mais un service proposé par les réseaux de cartes. Les délais pour en faire la demande peuvent être courts : réagissez sans attendre. Déposez aussi plainte en ligne sur THESEE.
Dans les deux cas, protégez vos comptes :
- Si vous avez créé un mot de passe sur le site et que vous l’utilisez ailleurs, changez-le partout (et arrêtez de réutiliser les mêmes mots de passe !) ;
- Activez l’authentification à deux facteurs sur tous vos comptes ;
- Surveillez vos relevés bancaires, surtout les petites sommes, souvent préférées par les fraudeurs car moins visibles ;
- Prenez un instant pour vérifier si vos données ont été divulguées et pour savoir si votre adresse mail a été piratée.
Questions fréquentes
Comment vérifier si un site est fiable gratuitement ?
Toutes les vérifications listées dans cet article sont gratuites. Contrôlez l’URL, lisez les mentions légales, puis vérifiez le SIREN sur l’Annuaire des Entreprises. Complétez avec un outil comme ScamDoc, Google Safe Browsing ou la protection contre les fraudes de Surfshark.
Le HTTPS suffit-il à garantir qu’un site est sûr ?
Non. Le HTTPS garantit seulement que vos échanges avec le site sont chiffrés. Il ne dit rien de l’identité ni de l’honnêteté du vendeur, et une grande majorité des sites de phishing l’utilisent aussi de nos jours. Considérez-le comme un minimum, jamais comme une preuve de sécurité.
Comment savoir si un site marchand est fiable ?
Un site marchand fiable affiche des mentions légales complètes, des CGV claires et un numéro SIREN vérifiable. Il accepte la carte bancaire et dispose d’avis nombreux sur des plateformes externes. Si l’un de ces éléments manque, pensez à renoncer à votre achat ou choisissez un autre vendeur.
Comment vérifier si un lien est sûr avant de cliquer ?
Affichez d’abord l’adresse réelle : survolez le lien sur ordinateur, ou maintenez le doigt appuyé dessus sur mobile. Lisez le nom de domaine, puis collez l’adresse dans VirusTotal ou Google Safe Browsing. En cas de doute, tapez vous-même l’adresse officielle du site dans un autre onglet de votre navigateur au lieu de suivre un lien suspect.
Que faire si un site n’a pas de mentions légales ?
N’achetez pas, et quittez le site. Les mentions légales sont obligatoires pour tout site professionnel en France. Sans elles, vous ne savez pas à qui vous payez et vous n’aurez aucun interlocuteur en cas de litige. Vous pouvez signaler le site sur SignalConso.
Que se passe-t-il si je consulte un faux site ?
Tant que vous n’avez rien saisi ni téléchargé, le plus souvent il ne se passe rien. Le risque apparaît si vous y créez un mot de passe, partagez des données bancaires ou personnelles, ou si vous ouvrez un fichier. Dans ce cas, changez vos mots de passe et prévenez votre banque.
